Située sur le versant nord-est du plateau de la forêt de Montmorency, dominant la plaine de France, la commune de Domont est un trait d'union entre ces deux ensembles géographiques majeurs du bassin parisien septentrional. Son territoire s'étend sur 833 hectares dont 60% d'espaces verts ou agricoles. Domont fait partie de l'arrondissement de Montmorency et dépendait du canton d'Ecouen avant de devenir chef-lieu de canton en 1968. Il faut dire que la commune de Domont connaît un développement rapide, en particulier au cours des années 1960, et compte aujourd'hui 15 019 Domontoises et Domontois (données légales au 1er janvier 2009).
Ce n'est qu'en 1098 ou 1099 qu'apparaît la première mention connue de Domont. L'origine du nom n'est pas clairement établie et trois hypothèses subsistent : d'abord le "Dos du Mont", ensuite "Dal Mund", la porte de la vallée, et enfin "Dool monte", la montagne de la pierre sacrée.
Lors du grand mouvement de défrichement de la forêt des IXe et Xe siècles, Domont n'est très probablement qu'un lieu-dit, une agglomération de quelques masures. Le mouvement s'intensifie et, en 1098, est fondé un prieuré : on voit alors se développer un village de bûcherons et c'est à cette époque que Domont naît réellement en tant que communauté d'habitants et village dont le noyau se trouve être le prieuré puis l'église (dès 1108).
Durant les siècles suivants, le village est la seigneurie de différentes familles : Landri est le premier seigneur connu, suivent ensuite les Montmorency, les Villiers puis, de la fin du Moyen Age au siècle des Lumières, les Champluisant et les Gaillarbois. Ces derniers étendent leurs possessions en acquérant les fiefs de Manines (1485) et la seigneurie de Cepoy (1627). En 1771, Henri de Gaillarbois vend Domont à la comtesse de La Massais.
Domont est plutôt épargnée par les grandes calamités de l'époque moderne : les épidémies, les guerres de religion ou la Fronde n'affectent en effet que très peu le village. De même, la Révolution se passe sans événements particulièrement graves. Ainsi, pendant plus de huit siècles, l'histoire de Domont apparaît relativement paisible, dominée par le secteur agricole et forestier.
Dans ce village ne regroupant que 936 habitants en 1850, la création et le développement du chemin de fer dans la seconde moitié du XIXe siècle transforment profondément l'activité économique. Domont se tourne alors vers l'industrie de la brique : la première briqueterie est construite en 1865 et la brique de Domont est créée en 1895. Parallèlement, des vergers se développent sur son territoire et la poire devient rapidement la spécialité du village, imposant le surnom de "Domont-les-Poires".
Lors de la guerre de 1870, Domont est occupée pendant un an par les troupes allemandes. La paix retrouvée, l'armée française choisit à Domont la plus haute butte de la forêt de Montmorency pour édifier un "fort de première classe".
Au cours du XXe siècle, le village tend à perdre sa vocation rurale et à devenir une agglomération de banlieue peuplée d'employés. De nouveau occupée en 1940, elle subit très durement les années de guerre. Au lendemain de celle-ci, la poussée urbaine s'accentue. La construction d'H.L.M. et d'ensembles pavillonnaires achève de transformer le visage de la commune qui voit sa population doubler entre 1958 et 1977.
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