Villarceaux, 600 ans d’histoire désormais accessible

Des archives seigneuriales et familiales

Affichage plein écran Aveu concernant des terres situées à Omerville (Val-d'Oise). - <p class="description">1508, ADVO, 4J 1.</p>

1508, ADVO, 4J 1.

Affichage plein écran Plan du domaine d’Ambleville (Val-d'Oise). - <p class="description"> Novembre 1944, ADVO, 4J 301.</p>

Novembre 1944, ADVO, 4J 301.

Affichage plein écran Commission royale nommant Gédéon de Myr capitaine de régiment. - <p class="description">1er sept 1755, ADVO, 4J 316.</p>

1er sept 1755, ADVO, 4J 316.

Représentant une trentaine de mètres linéaires, les archives de Villarceaux retracent l’histoire du domaine (4J 125-289, 5NUM6 2-10) mais aussi de la seigneurie (4J 1-124). En effet, les terriers, censiers, déclarations de censive, aveux, contrats d’achat et actes de juridiction seigneuriale, présents dans ce fonds, permettent d’avoir un aperçu du fonctionnement d’une seigneurie et de suivre son évolution au cours des siècles.

A l’origine, Villarceaux désigne une petite seigneurie attestée dès le XIIIe siècle dont le suzerain est le duc de La Roche-Guyon. Son importance s’accroît au fils des siècles grâce aux alliances et aux acquisitions qui permettent l’intégration, dans les possessions des seigneurs, des seigneuries de Chaussy, Omerville, Ambleville et Méré.

Le fonds contient également les papiers des seigneurs et des propriétaires du domaine (4J 290-326, 5NUM6 1 et 11). Ces documents abordent des affaires familiales ainsi que la gestion de leurs biens, situés pour l’essentiel, à l’extérieur du Val-d’Oise. 


Un passé d’exploitation agricole

Affichage plein écran  - <p class="description">Plan d’assolement de la Ferme de la Bergerie, 10 février 1922, ADVO, 4J 243. </p>

Plan d’assolement de la Ferme de la Bergerie, 10 février 1922, ADVO, 4J 243.

Une part très importante de ces archives traite du domaine agricole et forestier de Villarceaux. Ces terres sont exploitées et organisées autour d’un réseau de fermes, dont certaines, comme celles d’Omerville et la Bergerie (Chaussy), fonctionnent depuis l’Ancien Régime. Ce réseau a été renforcé et étendu au cours du XIXe siècle, avec de nouvelles acquisitions de terrains situés à Hodent, Charmont, Villers-en-Arthies, Chérence et Genainville.

Le domaine produit essentiellement des céréales (blé, seigle, orge, avoine, lin) mais aussi, durant quelques années, de la betterave. Un programme d’alternance des cultures réalisé par Henri de Villefranche, ingénieur agronome, a permis d’améliorer le rendement de ces cultures. Les traces de cette activité agricole nous sont parvenues à travers des plans d’assolement et des comptes d’exploitation de plusieurs fermes.

Parallèlement, l’exploitation élève des bovins, des porcins, des animaux de basse-cour et des ovins. Grâce à la qualité de ses produits fermiers et de son élevage, le domaine atteint une certaine renommée dans les années 1920-1930. Ses œufs, son lait, son beurre mais aussi ses animaux reproducteurs et ses poules pondeuses sont, à de nombreuses reprises, primées lors de concours agricoles.


Un domaine constitué d’un beau patrimoine

Affichage plein écran Extrait de l’atlas terrier de Villarceaux (Val-d'Oise). - <p class="description">1745, ADVO, 4J 12.</p>

1745, ADVO, 4J 12.

Affichage plein écran Photographie de la façade du Château d’en Haut. - <p class="description">1904, ADVO, 4J 172.</p>

1904, ADVO, 4J 172.

Le domaine de Villarceaux est géré, exploité et entretenu par le Conseil régional d’Ile-de-France depuis 1989 dans le cadre d’un bail emphytéotique de 99 ans. S'étendant sur 70 hectares, il comprend un parc labellisé "jardin remarquable".

Son patrimoine bâti, protégé au titre de monuments historiques comporte, près de l'entrée des visiteurs, une tour et des corps de bâtiments appartenant au château médiéval. Les appartements où Ninon de Lenclos (1620-1705) a résidé, marque l’emplacement d’une aile de l’ancien manoir seigneurial. Jouxtant cet édifice, les communs du XVIe siècle sont constitués d'un corps de logis avec à ses angles deux tourelles. Un atlas terrier daté de 1745 conservé dans le fonds d’archives (4J 12) localise tous ces bâtiments dans leur disposition d’origine.

Situé sur la partie la plus élevée du domaine, le château neuf ou d'en-Haut, a été construit dans les années 1755-1758 à partir des pierres du manoir. 

Alexandra Machado, Service des archives anciennes, modernes et privées
Archives départemantales du Val-d'Oise
Septembre 2015

Pour en savoir plus

Fonds d’archives

Fonds Tulle de Villefranche : archives seigneuriales et familiales (1321-1962). [4J, 5NUM6]

Chartrier de La Roche-Guyon (Xe-XXe siècle). [10J]

Seigneurie d'Ambleville (XIVe-XVIIIe siècle). [68J]

Bailliage de Chaussy Villarceaux (1744-1790). [B 704]

Commission des Antiquités et objets d'Arts (fin XIXe-début XXe siècle) concernant Chaussy. [2F]

Bibliothèque

Danis, Claude, « Le Domaine de Villarceaux ouvre ses portes. Tout va très bien, Madame la marquise… », Vivre en Val-d’Oise, 2002, 75, sept.-oct. 2002, p. 13-19. [BIB Rev161]

Château de Villarceaux, vente aux enchères publiques du mobilier par autorité de justice le 8 juin 1975, catalogue de vente aux enchères, Paris, 1975. [BIB 8/1872]

Passillé Guy de, «Histoire du château de Villarceaux » , La Gazette illustrée des amateurs de jardins, 1928, 99 p. [BIB F 937]

Vasseur, Roland, « Villages du Vexin : Omerville. Architecture et société », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Pontoise du Val d'Oise et du Vexin , Paris, 1987. [BIB Rev18]



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