Vidéo : Au chevet des archives : la reliure

L’atelier de reliure-restauration veille à la bonne conservation des documents et intervient quand cela est nécessaire.

Il s’occupe de la reliure et de la dorure de registres d’archives et d’ouvrages de la bibliothèque mais aussi de nettoyage, mise à plat et consolidation papetière, ou encore de confection de conditionnement sur mesure. Dans le cas de volumes importants, le travail est externalisé auprès de prestataires spécialisés.

Découvrez son travail quotidien.


Vidéo de 3.02 minutes sur le travail de reliure sur un registre ancien

Val-d'Oise News : l'actualité vidéo du Conseil départemental

En vue plongeante, on voit la relieuse dans son atelier, puis en vues rapprochées ses mains au travail. Elle coupe avec un couteau puis des ciseaux les fils des cahiers pour les séparer et enlever la couverture du livre (débrochage).

Elle glisse alors l’ensemble des cahiers à plat dans une presse entre des ais de bois (planches) pour les aplanir et visse pour faire poids (mise en presse). Une fois les cahiers aplanis, la relieuse, dont on voit essentiellement les mains travailler, les prend, les tasse à la verticale, vérifie avec une équerre leur alignement puis les coince ainsi dans un étau auquel elle donne des tours de vis. Sur les pliures des cahiers immobilisés, elle détermine avec un compas et un crayon à papier les écartements réguliers nécessaires au passage des ficelles et des fils (compassage). A l’aide d’une scie, elle entaille légèrement le dos du livre aux emplacements préalablement définis (grecquage). Elle pose les cahiers les uns sur les autres sur le cousoir en bois pour les assembler entre eux avec des ficelles et du fil de lin (couture).

Ces opérations faites, la relieuse s’occupe de la couverture du livre. Elle fixe les cartons nécessaires au maintien du livre en passant les ficelles des cahiers cousus dans les trous déjà réalisés au poinçon (passure). On la voit retourner le livre et, en vues très rapprochées, réaliser la tranchefile, cette broderie en fil de soie de différentes couleurs sur des bâtonnets en papier roulé placée en tête et en queue du dos du livre. Le livre est maintenu dans un petit étau de bois pendant cette opération. A l’aide  d’un couteau à parer, elle amincit le cuir qu’elle a choisi : ici un cuir brun (parure). Elle mouille la face extérieure de la peau avec une éponge et encolle la face intérieure. La peau est alors tendue sur la couverture en carton, le livre posé sur la tranche, les mains de la relieuse faisant des gestes appuyés de haut en bas sur la peau puis vérifiant l’angle d’ouverture de la couverture. Ensuite, livre ouvert, elle replie la peau entre le dos et la tranchefile et finit de coller les bords de la peau sur l’intérieur de la couverture carton (couvrure).

Le travail de reliure, respectueux du document, est alors terminé. Les dernières vues montrent le registre sous plusieurs angles.

Réalisation Philippe Lhomel

Conseil départemental du Val-d'Oise/Archives départementales/2013



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