Regard de résistant : Michel Ingelaere

Michel Ingelaere (1901-1990)

Affichage plein écran Michel Ingelaere promu officier de la Légion d’Honneur dans le Quartier Bossut - <p class="description">1961, ADVO, 41J.</p>

1961, ADVO, 41J.

Affichage plein écran Libération de Pontoise, 30 août 1944 - <p class="description">1944, ADVO,41J 46.</p>

1944, ADVO,41J 46.

Né à Merville (Nord) le 4 avril 1901, Michel Ingelaere s’installe à Pontoise en 1937 comme professeur de lettres classiques au collège.

Grièvement blessé pendant la Campagne de France, il est démobilisé à l'été 1940 et reprend son professorat à Pontoise. Adjoint du docteur Dassencourt, directeur des équipes d’urgence de la Croix-Rouge française, il contribue au sauvetage des blessés lors des bombardements de Pontoise et de la région en 1944. Avec le capitaine Lamare, il milite dans la Résistance et, le 30 août 1944, participe à l’accueil des troupes américaines à Pontoise. Tous deux font partie du Comité de Libération qui remplace alors le conseil municipal et qui le nomme commandant de la place de Pontoise.

 


Affichage plein écran Brassard de la Croix-rouge porté par Michel Ingelaere, oct 1943-sept 1944 - <p class="description">1943-1944, ADVO, 41J 3.</p>

1943-1944, ADVO, 41J 3.

Affichage plein écran Le pont provisoire et le rempart de Pontoise (Val-d'Oise), été 1944, photo Eon - <p class="description">ADVO, 41J 29.</p>

ADVO, 41J 29.

Documents d'archives et objets originaux personnels ou collectés après coup par Michel Ingelaere illustrent cette période de sa vie. On trouvera notamment dans le fonds remis aux Archives départementales des éléments sur la Croix-Rouge française, le Comité de Libération et le French Welcome Comittee (un comité bénévole destiné à l’accueil des soldats américains en France). Une importante photothèque montre les destructions de la guerre à Pontoise (hospice, quartiers, ponts détruits et reconstruits), la Libération de 1944 et la fin de la guerre.

Après guerre, outre son activité d’enseignant, jusqu’en 1964, et d’officier de réserve, Michel Ingelaere s'investit dans la vie associative et politique pontoisienne (membre du conseil municipal de Pontoise pendant 22 ans, adjoint au maire en charge de la jeunesse et des sports, et du jumelage avec Boëblingen, membre d’une société de tir,…). 


Un fort devoir de mémoire

Affichage plein écran Michel Ingelaere lors de la commémoration du 27 février 1982 - <p class="description">1982, ADVO, 41J 100.</p>

1982, ADVO, 41J 100.

Michel Ingelaere a été marqué par la Seconde Guerre mondiale et notamment par le destin tragique d'un groupe de jeunes résistants pontoisiens : Jean-Claude Chabanne, Pierre Butin, Eric de Martimprey, Jacques Tête, Jean-Paul Soutumier… Juste après la Libération, il est l’artisan des hommages  rendu par la ville à ces hommes au travers des nouvelles dénominations de rues et du collège. Il participe à diverses cérémonies commémoratives dont les plus marquantes sont celles du 3 mai 1945, lors du rapatriement des corps des résistants fusillés au Mont-Valérien en février 1942, et des 26-28 février 1982 pour commémorer le 40e anniversaire de leur exécution.

Rédacteur d'articles pour la presse locale, collecteur de témoignages sur la période, il a ainsi accumulé au fil du temps une importante documentation enrichie de ses propres réflexions.

Ce fonds mêle ainsi documents d'époque et témoignages réflexifs sur une période dramatique. 

Si vous souhaitez vous aussi partager avec nous vos archives personnelles sur la Seconde Guerre mondiale ou la Résistance dans notre département, n'hésitez pas à consulter notre page sur les archives privées et à nous contacter.

Patrick Lapalu, Service des Archives anciennes, modernes et privées
Archives départementales du Val-d'Oise
Aout 2014
 

Pour en savoir plus

Fonds d’archives

Fonds Michel Ingelaere (1922-1989) [41J]

Papiers Wallut. – Libération de Pontoise et de ses environs par les troupes américaines et histoire de la base aérienne de Cormeilles-Pontoise  (1944-2000, copie des années 1990). [1J 520.]

Papiers Jean-Jacques Munier. – Hédouville et de ses environs pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-2010). [42J 1-20]

Sous-préfecture de Pontoise. – Affaires liées à la Seconde Guerre mondiale, surveillance des personnalités et des mouvements politiques, mobilisation et défense passive, occupation allemande, Libération (1939-1951). [1Z 380-436.]

Dommages de guerre (1945-1960). [855W, 1199W, 1213W, 1214W, 1215W, 1218W.]

Bibliothèque

RENOULT, Bruno, WEST, James, Visiteur du Vexin 1940-1944, l’étrange histoire du Vexin sous l’Occupation : Villarceaux, la Roche-Guyon, Pontoise, Magny, Mantes, le Q.G. de Rommel. Résistance et collaboration. [s.l.] : [s.n.], 2011, 208 p. [BIB 8/5614]

RENOULT Bruno, WEST James, 1944, Guerre en Ile-de-France, la défense du Grand Paris ; journal 1er août-19 août 1944. [s.l.] : [s.n.], volume III, 2008, 219 p. [BIB 4/2133]

RENOULT, Bruno, WEST, James, 1944, Guerre en Ile-de-France, 20-204 août, combat pour Paris. [s.l.] : [s.n.], volume IV, 2009, 233 p. [BIB 4/2043]

BOURREE, Fabrice, Centre de documentation René-Nodot pour la mémoire de la résistance et de la déportation en Val-d’Oise, De jeunes pionniers de la résistance à Pontoise, le groupe Chabanne. [s.l.] : Bourrée Fabrice, 2003, 40 p. [BIB D2875]

DELPECH, Annie, Il ne faut pas laisser Paul Thueux dans l’ombre. [s.l.] : CERN 95, 2011, 83 p. [BIB E1481]

Ressources pédagogiques

Documents pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation.



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