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Histoire de la dévolution des archives de Seine-et-Oise vers le Val-d'Oise - 3

Un bâtiment prestigieux

Affichage plein écran Les Grandes écuries du roi, Versailles, Cl. P. Lapalu, 2020, ADVO.  - <p class="description">L’entrée des archives départementales des Yvelines et de l’Ancienne Seine-et-Oise se situait au fond à droite.</p>

L’entrée des archives départementales des Yvelines et de l’Ancienne Seine-et-Oise se situait au fond à droite.

La dévolution des archives de Seine-et-Oise s’est déroulée à Versailles, précisément dans les Grandes écuries du Roi, face au château. De part et d’autre du manège occupant le milieu de l’édifice, s’étendent deux ailes symétriques bordant la grande cour. On accède au service des archives en prenant la porte de droite en fond de cour. Un large escalier permet de rejoindre au premier étage la salle d’accueil, la salle de lecture et les bureaux, avec un ascenseur dont l’étroitesse laisse juste la place à une personne – nécessairement mince –, une fois introduit un chariot – pas trop grand.
Les magasins sont accessibles depuis cet endroit, couvrant pratiquement le bâtiment principal et ses deux ailes – dites Avenue de Paris et Avenue de Saint-Cloud. La liaison des deux côtés est assurée, au milieu, par une passerelle dominant de très haut le manège, à cette époque occupé par une annexe de la Bibliothèque nationale. De part et d’autre de ce passage, sont aménagées des petites pièces servant de lieux de travail et de rangement.
Un long couloir mène jusqu’à l’Avenue de Saint-Cloud et aussi à l’aile du même nom. Plus loin, est installé un ascenseur plus spacieux, facilitant le mouvement des cartons d’archives.


A l'ombre du Roi-Soleil

Affichage plein écran Les Grandes écuries du roi, Versailles, Cl. P. Lapalu, 2020, ADVO.  - <p class="description">L’entrée principale des Archives, à gauche du véhicule blanc.</p>

L’entrée principale des Archives, à gauche du véhicule blanc.

C’est dans ces lieux que sont disposés les rayonnages métalliques sur deux niveaux, avec les escaliers par intermittence. Des deux côtés des coursives, sont installés les nombreux épis de courte longueur. Bien que ces locaux ne soient pas adaptés pour la conservation des archives, il faut admirer le tour de force technique qui a présidé à l’installation des rayonnages, des câbles électriques et des lourds rideaux noirs destinés à occulter la lumière du jour passant par les hautes fenêtres.
Chaque épi est éclairé individuellement car il n’existe pas de commande centrale pour l’éclairage. Le couloir principal étant très souvent dans l’ombre, ce sont les aménagements latéraux qui fournissent de la lumière. Un endroit peu recommandé à toute personne… neurasthénique ou cardiaque !


Les aléas de la météorologie...

Affichage plein écran Premier niveau d’un magasin des archives municipales, Cl. P. Lapalu, 2020, ADVO.   - <p class="description">Premier niveau d’un magasin des archives municipales.</p>

Premier niveau d’un magasin des archives municipales.

Autre problème : l’absence de stabilité de la température et de l’hygrométrie. En hiver, le froid est tel qu’il faut parfois travailler avec des gants, peu propices à la manipulation de papier. Et que dire de l’extrême chaleur en été au point d’avoir une chemise trempée par une transpiration excessive ?
En cas de forte pluie, la vigilance est de mise. Des infiltrations venant de la toiture obligent alors à tirer les rideaux et à ouvrir les fenêtres pour chasser l’humidité au risque d’une luminosité excessive.


Joies et déconvenues dans la dévolution

Affichage plein écran Un escalier assurant la liaison entre les deux niveaux, Cl. P. Lapalu, 2020, ADVO. - <p class="description">Un escalier assurant la liaison entre les deux niveaux.</p>

Un escalier assurant la liaison entre les deux niveaux.

Mais ces inconvénients ne rebutent pas les archivistes du Val-d’Oise. A raison d’une journée par semaine pour repérer les archives à transférer dans le cadre de la dévolution, ils sont largement récompensés par la joie de la découverte à l’ouverture des cartons. Pour l’anecdote, cette méthode, lente et sûre, fut un jour mise à mal par une équipe d’un autre département francilien qui emporta en une seule expédition quantité de cartons… et dut finalement en rapporter quelques-uns, au grand dam d’une conservatrice des Archives des Yvelines !
Aujourd’hui, les Archives départementales des Yvelines bénéficient d’un bâtiment moderne et plus adapté à Montigny-le-Bretonneux, tandis qu’une partie des anciens magasins des Grandes écuries, nettement améliorée, a été réaffectée aux Archives municipales de Versailles.

Fin de la saga de la dévolution.

Patrick Lapalu, Service des archives anciennes, modernes et privées
Direction des Archives départementales du Val-d'Oise
Décembre 2020