Galerie - La presse locale : juil.-août-sept. 1914

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  • L’Echo Pontoisien, « Sommes-nous défendus ? », 23 juillet 1914, ADVO, PER 135/18.
  • L’Echo Pontoisien, « Ce que coûtent les guerres en hommes et en munitions », 30 juillet 1914, ADVO, PER 135/8.
  • L’Echo Pontoisien, « La Politique – La Menace européenne », 30 juillet 1914, ADVO, PER 135/8.
  • Le Courrier d’Argenteuil, « Heure grave », 2 août 1914, ADVO, PER 537/3.
  • Le Journal d’Argenteuil, « La Guerre »,  9 août 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Journal d’Argenteuil, « Ambulances Organisation », 16 août 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Courrier d’Argenteuil, « Vive la France ! », 20 août 1914, ADVO, PER 537/3.
  • Le Courrier d’Argenteuil, « Faits d’armes et lettres de soldats », 20 août 1914, ADVO, PER 537/3.
  • L’Echo Pontoisien, « Faits d’armes et lettres de soldats », 20 août 1914, ADVO, PER 135/18.
  • La Tribune de Seine-et-Oise, « Les coupables », 22 août 1914, ADVO, PER538/7.
  • Le Journal d’Argenteuil, « La Guerre », 23 août 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Courrier d’Argenteuil, « La Semaine », 20 août 1914, ADVO, PER 537/3.
  • Le Journal d’Argenteuil, « La Guerre », 6 septembre 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Journal d’Argenteuil, « Hygiène publique », 13 septembre 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Journal d’Argenteuil, « Lettre d’un soldat », 13 septembre 1914, ADVO, PER 464/12.
  • Le Courrier d’Argenteuil, « Debout, conscrits ! », 20 septembre 1914, ADVO, PER 537/3.
  • Le Journal d’Argenteuil, « La Guerre », 27 septembre 1914, ADVO PER 464/12.

Durant la Première Guerre mondiale, même si plusieurs journaux cessent de paraître, la presse écrite reste la première source d’information de la population. Elle n’évite ni la propagande, ni la censure, mais sait aussi refléter l’opinion de son époque.

Sur le territoire valdoisien, quatre hebdomadaires publient sans interruption entre 1914 et 1918 : L’Echo Pontoisien, Le Journal d’Argenteuil, Le Courrier d’Argenteuil et La Tribune de Seine-et-Oise. Ils évoquent bien sûr les faits de guerre nationaux et internationaux, mais aussi les conséquences du conflit à l’échelon local.

Dans le cadre de la commémoration du centenaire du conflit, cette galerie évolutive présentera régulièrement des extraits de la presse locale ancienne, riche en histoires et précieuse pour l’Histoire.

Quelques repères

Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois, est assassiné à Sarajevo par un jeune nationaliste serbe de Bosnie-Herzégovine. Une crise diplomatique éclate et en un mois, le jeu des alliances précipite les principales puissances européennes dans la guerre.
En France, la mobilisation ordonnée le 1er août prend les Français par surprise. Les premiers départs sont organisés dès le lendemain. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

 La première guerre de mouvement se déroule jusqu’en décembre 1914. On croit à une victoire rapide et écrasante tandis que les troupes avancent. Mais peu à peu, cette certitude est remplacée par une autre : les combats vont durer, longtemps. A la fin de l’année 1914, chaque camp tient ses positions, le front se stabilise dans le nord-est de la France. Commence alors la guerre des tranchées, qui se poursuivra jusqu’en 1917. C’est l’enlisement. Des millions d’hommes sont mutilés, tués dans des batailles de plus en plus meurtrières. L’esprit patriotique est mis à mal. En France, l’incompréhension grandit entre ceux « du front », et ceux de « l’arrière », les faits de mutineries se multiplient.

La guerre de mouvement reprend en 1918. De part et d’autre, on a conclu de nouvelles alliances pour que la situation se débloque, mais il faudra attendre encore plusieurs mois avant que l’Armistice soit signé.

 Vivre entre le front et Paris

Cette guerre a eu des répercussions au quotidien sur le territoire de l’actuel Val-d’Oise tout au long du conflit. Les maires relaient l’ordre de mobilisation. La vie s’organise alors à la demande des autorités locales et aussi en fonction des nécessités des familles. Des hommes partent au front, des femmes travaillent dans les usines ou les hôpitaux auxilliaires, des enfants participent aux travaux des champs, des étrangers sont surveillés car susceptibles de connivence avec l’ennemi, d’autres sont accueillis comme force de travail. Le Camp retranché de Paris, en forêt de Montmorency pour ce territoire, est construit en quelques semaines, bouleversant le paysage et la vie à l’arrière.

Et :

Christine Blazic, Service des Publics
Roselyne Chapeau, Service des archives communales et de l'inventaire du Patrimoine
Archives départementales du Val-d'Oise