Galerie - Des représentations picturales miroirs de l’évolution de l’art des jardins du XVIe siècle au XIXe siècle

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  • « Les grands peintres-graveurs depuis Rembrandt jusqu’à Whistler »,  « Aux environs de Paris », éditions du Studio, [s. d.], ADVO, BIB JBH776.
  • « Album souvenir du Château de Bury » (Margency, Val-d'Oise), aquarelle, 1834. 34 cm. x 25,5 cm., ADVO, 1Fi 104 1.
  • « Sur la ligne du Nord. Sur la ligne de l’Ouest. Franconville. A vendre à l’amiable et par lots au gré́ des amateurs 100 000 mètres de terrain à bâtir autour de la gare de Franconville (Seine-et-Oise)... », Paris, Imprimerie F & M. Moreau, 107 cm. x 75 cm., ADVO, 17FI 206.
  • Gravure du Château de Monsieur de Léry (Auvers-sur-Oise, Val-d'Oise), XVIIe siècle, 32,5 cm. x 21,2 cm., ADVO, 1Fi 12 9.
  • « Les grands peintres-graveurs depuis Rembrandt jusqu’à Whistler », «Jeux de satyres : nymphe s’asseyant sur les mains de deux satyres », Editions du Studio, vers 1763, eau-forte, p. 158, planche 1, ADVO, BIB JBH776.
  • Le Prieur, « Description d’une partie de la vallée de Montmorency, et de ses plus agréables jardins », « Le Bosquet de l’Amitié », 1784, ornée de gravures, dessin de Lepagelets, p .58,  12 cm. x 18 cm., ADVO, BIB E1489.
  • Bazin Germain, « Ephémérides impressionnistes : L’école de Honfleur : Rencontre des peintres à Paris », Editions Paul Dupont, 1947, p. 172, ADVO, BIB RBF57.
  • « Vue intérieur d’un jardin anglois appelé́ le Moulin Joly à deux lieues de Paris, appartenant à Mr Wattelet (ou Watelet), Receveur général des finances », gravure de Charles-François Daubigny, XIXe siècle, 48 cm. x 32 cm., ADVO, 1Fi 25 2.
  • Vue du Jardin des Plantes, gravée par Demaison et dessinée par Me Quevanne, 1834, ADVO, 5J 338.
  •  « Entrée de la maison [de la légion d'honneur] d'Ecouen »,  aquarelle d'Albert Capaul, 1880-1885, 13 cm. x 21 cm., ADVO, 5Fi 13.
  • Gallet-Guerne Danielle et Baulez Christian, « Versailles: dessins d’architecture de la direction générale des bâtiments du Roi », Tome I : le château, les jardins, le parc, Trianon. Tome II : la ville, les environs, Archives nationales, 1983-1989, p. 147, image 22, ADVO, BIB INV369.
  • Château de La Roche-Guyon et potager, vue cavalière, 1741. p. 37-38, 8 cm. x 18 cm., ADVO, 10J 1954.
  • « Les grands peintres-graveurs depuis Rembrandt jusqu’à Whistler », Editions du Studio, [s. d.], 13,6 cm. x 19,7 cm., ADVO, BIB JBH776.
  • Plan aquarellé du parc du château d’Ambleville, 1944. Vue perspective du château et du jardin sur papier, imprimée, aquarellée, 1/250 p.m., non signée. 115 cm. x 91,5 cm., ADVO, 4J 301.

A l'occasion de la douzième journée départementale des jardins intitulée Sous les yeux des jardins, les peintres ; sous les mains des peintres, les jardins, voici un florilège de représentations picturales qui reflètent et témoignent de l’évolution dans la conception et l’utilisation des jardins du XVIe siècle au XIXe siècle.
La Renaissance fut une période qui renoua avec les œuvres de l’Antiquité. Par conséquent, le modèle du jardin de la Renaissance fut celui du jardin romain qui se caractérise généralement par une succession de terrasses, des labyrinthes, un ensemble de fontaines, de plans d’eau et de sculptures...
Le XVIIe siècle, en revanche fut le siècle des jardins à la Française, reconnaissables par leur rigueur, leur géométrie et leur symétrie. Les nobles de par leurs nombreux voyages en Italie, revinrent avec l’envie de créer autour de leurs châteaux des jardins d’ornement aussi sophistiqués que ceux de la Villa d’Este. Le style du jardin dit « à la française » a pris toute son ampleur avec le célèbre maître de l’art des jardins, André Le Nôtre, et la conception des jardins de Versailles.
Apparue ensuite, dès le XVIIIe siècle, la vogue des jardins dits « à l’anglaise ». Ce style plus romantique fut en complète opposition avec les jardins à la française par son agencement et ses formes irrégulières. Il en prit en effet le contre-pied en se proclamant avant tout paysage et peinture. Une esthétique privilégiant la redécouverte de la nature sous son aspect sauvage et poétique fut alors la priorité des concepteurs de l’époque.
Enfin, au XIXe siècle, époque de l’industrialisation, la véritable innovation fut l’apparition et la généralisation des parcs mis à la disposition de tous et non plus seulement de quelques privilégiés. En effet de nouveaux lieux de sociabilité tels que les jardins publics furent créés pour répondre aux besoins d’une bourgeoisie plus fortunée.


Les jardins, source importante d'inspiration artistique


Au sein de l'art, les jardins ont progressivement pris une place majeure. Inépuisable source d'inspiration pour les artistes, ils ont été le sujet de nombreuses représentations mettant ainsi à l’honneur différentes techniques picturales : gravure, eau-forte, peinture, aquarelle…
Au XIXe siècle en effet, se développa un nouvel intérêt pour la nature avec le mouvement romantique et impressionniste. Les jardins ont ainsi été un des sujets de prédilection des artistes peintres comme en témoigne la longue série « Les Nymphéas » de Claude Monet.


Des représentations picturales sources d’inspiration pour les jardiniers


Les peintres peuvent aussi contribuer à stimuler l’imagination des concepteurs de jardin et devenir une source d’inspiration. L’exemple le plus significatif, est celui des jardins paysagers à l’anglaise : Sa beauté repose surtout sur la volonté de ses créateurs de donner au paysage une impression de paysage de peinture. Le choix des couleurs et des formes ayant pour objectif de composer une « peinture vivante ». On cherche à recréer un décor naturel dans une démarche aussi bien artistique qu’architecturale.
Les représentations dessinées ont également une utilité pratique. En effet, pour le jardinier créer un jardin, c’est en faire le plan, anticiper ses travaux et planifier l’ensemble des tâches à effectuer pour obtenir le résultat souhaité. Certains plans comme celui du jardin potager du Château de la Roche Guyon, permettent ainsi de visualiser l’aménagement du jardin tel qu’il était à l’époque de sa conception, et ainsi de leur redonner son ancien aspect.

Élise Chaudun, Audrey Denis-Bosio, Marion Godreau, Manon Monteil, Anaïs Pontoparia et Célia Remacle. 3e année de Licence Histoire-Géographie "parcours Patrimoine" (2016-2017), Université de Cergy-Pontoise

Mai 2017